Je m'explique
Par Sloubi, membre actif, le 01/04/2019 à 18:56 pour Lore
Bonjour à tous,
tout d'abord merci d'avoir pris le temps de me répondre mais je me suis sans doute mal exprimée. Je ne me pose pas la question de savoir si une fac de psycho à distance est plus ou moins bien qu'une fac en présentiel. Ce n'est pas une question de choix me concernant. Je ne pense pas non plus (pour répondre au premier message de Lore) qu'il suffirait uniquement d'avoir "la tête bien pleine" de théorie. En effet, les professionnels qui sont passés par des thérapies sont sans aucun doute plus crédibles, plus légitimes à exercer la profession. On ne peut cependant pas, je pense et ce n'est que mon avis, déléguer la seule crédibilité au travail sur soi. La crédibilité tient aussi sur les connaissances, la capacité à se remettre en question, les capacités d'introspection mais aussi ne pas trop s'auto-centrer. Les psychologues qui vous conviennent sont passés par ce travail et vous correspondent. C'est très bien mais je pense qu'ils peuvent aussi parfois se retrouver face à des difficultés personnelles et fort heureusement ils ne vous les feront pas partager. Je veux dire par là que la vie n'est pas linéaire, nous ne sommes pas nécessairement "sain" parce que nous sommes passés par des thérapies. La vie peut jouer des tours et nous remettre face à des murs que l'on pensait effondrés. J'ajouterai que chacun reste face à soi-même quoiqu'il arrive et que les psys ne lisent pas dans les pensées. Il n'y a donc aucune preuve de l'authenticité et de l'entièreté des récits formulés dans un cabinet: le patient raconte ce qu'il veut, ce qui lui est audible et digérable, de fait il en est de même pour vos thérapeutes lorsqu'ils sont sur le fauteuil en face, à la place du patient, vous ne savez donc pas ce qu'ils ont encore à raconter ou à se raconter à eux-mêmes. De plus il y-a malheureusement énormément de personnes qui n'ont encore jamais trouvé LE psy qui leur correspond, malgré plusieurs tentatives, thérapies ou pas. Ça ne se discute pas. Il ne faut pas juger, ni les uns, ni les autres.
Enfin, si le seul travail sur soi (qui est énorme j'en conviens) permettait d'assurer à tous les étudiants de faire partie des meilleurs professionnels, je pense que la thérapie ne serait pas conseillée mais exigée par les facultés.
Tout cela n'est qu'une grosse parenthèse j'en convient mais c'est important je trouve.
Pour répondre à votre question j'ai fait moi-même ce travail mais je doute qu'il soit suffisant pour accréditer mon entrée en Faculté et surtout mes capacités à devenir une bonne psychologue. Ce que je crois c'est que ces années vont indubitablement me changer, me faire évoluer, en bien j'espère et qui sait, peut-être arriverai-je au bout?
Je ne souhaite pas intervenir en libéral parce que j'aime pouvoir travailler en groupe, j'aime la prise en charge pluridisciplinaire. De fait, je me positionne déjà dans une situation où la remise en question est déjà plus assurée.
Si la psychologie m'intéresse c'est que je me suis toujours posée énormément de questions sur les capacités que nous avons, nos dysfonctionnements et les affligeants phénomènes de groupe. L'influence, vaste question.
La question que j'ai posté sur ce forum portait en réalité plus sur la nouvelle politique de 2017 concernant les sélections en M1. Je me demandais s'il n'était pas un peu fou de s'engager dans une fac pour y faire 3 années et devoir changer de faculté en cours de route sachant qu'en général les fac privilégient leurs étudiants, ce qui est à mon sens normal. Je suis tout à fait d'accord avec le fait qu'il est contre-productif de choisir un master avant même d'avoir commencé, même si bien sûr j'ai ma petite idée :) mais en changeant de fac en cours de route je crains juste de prendre un risque énorme dès le départ d'où ma question. Je ne suis pas vieille mais pas toute jeune non plus D'autres étudiants l'ont-ils fait et ont-ils été accepté? Voilà.
Je vous remercie tous d'avoir eu la gentillesse de me répondre.
Je vous souhaite de belles choses.
Discusison archivée
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